BOXE A la salle Robert-Pruvot de Grand-Fort-Philippe, demain à 19h

Le noble art revient en haut de l'affiche vendredi 22.10.2010, 06:00

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Sous le regard de Sébastien David (au centre), le président de l'USG Boxe, et de Michel Whitead, figure de la boxe grand-fort-philippoise, Youri Kalenga (à gauche) va tenter de gagner son troisième combat, en trois apparitions, sous les couleurs gravelino

Près de cinquante ans après le dernier gala organisé sur son territoire, Grand-Fort renoue ce samedi avec son glorieux passé pugilistique.

Le temps de la boxe s'était arrêté. Comme si la commune avait rangé les gants, le sac à souvenirs figé dans le passé, la trace des combats uniquement placardée dans la mémoire des aînés. Près d'un demi-siècle après, Grand-Fort remonte enfin, ce samedi soir, sur le ring pour une soirée de prestige semée de vingt duels amateurs, sur fond de demi-finales départementales, et d'une confrontation professionnelle. Un retour sur le devant de la scène amorcé par l'US Gravelines Boxe. Son président Sébastien David expose le postulat de départ. « On se rend compte que le public qui vient voir les galas de boxe à Gravelines, et plus particulièrement aux Huttes, n'est pas exclusivement gravelinois, narre celui qui a succédé voilà près d'un an et demi à Michel Mraovic. Il vient aussi de Grand-Fort, Loon-Plage, Oye-Plage... » D'où l'idée d'aller voir ailleurs. « On va voir si ça marche bien, auquel cas on s'exportera peut-être aussi dans d'autres villes des Rives de l'Aa », note-t-il encore.

Le passé exhumé En tout cas, la cité grand-fort-philippoise a accueilli favorablement le projet exposé. D'autant qu'il est de nature à réveiller les âmes et à exhumer le passé. « La ville n'avait pas connu de gala depuis plus de quarante ans, rappelle Sébastien David. On en a discuté avec le maire Joël Demazières. Et il a donné son accord au bout de cinq minutes. Notamment pour faire plaisir aux anciens. » Elément talentueux et pugnace d'après guerre exerçant dans les rangs du défunt Boxing Club Grand-Fort, Michel Whitead, fort de ses 80 combats amateurs, est sans doute celui qui a le plus marqué de son empreinte la vie pugilistique locale. Aux côtés de Roger Samiez ou encore Eugène Dubuis. « J'ai boxé à Grand-Fort durant trois ans, de 1949 à 1951, avant de partir à l'UMRO (Union Malo / Rosendaël Olympique). A l'époque, on n'avait rien du tout, on boxait dans des baraquements. On utilisait une corde pour délimiter le ring. Et quand on sautait à la corde, on ne voyait très vite plus rien à cause de la poussière », se remémore l'homme, promu en première série dès 17 ans.

Ces conditions d'entraînement rudimentaires tranchent aujourd'hui avec le confort de certaines salles. Comme celle de Gravelines située au Sportica. Le sol n'en reste pas moins imprégné de sueur, sous le poids des uppercuts ou des séries de pompes. Nouvelle attraction de l'USG Boxe, Youri Kalenga (lourds/légers), perle congolaise de 22 ans, ne marche d'ailleurs pas ces derniers temps à l'économie. La préparation de son troisième combat pro sous les couleurs gravelinoises, prévu demain à Grand-Fort, l'exige. « Du lundi au samedi, c'est deux heures de footing tous les matins, deux heures d'entraînement axées sur la boxe le soir, dévoile son illustre entraîneur Jo Kimpuani, ancien champion du monde lui aussi d'origine congolaise. Il est affûté et vient de boxer huit jours durant dans le club de Jean-Marc Mormeck, Noisy-le-Grand, placé sous la coupe de Joseph Germain.

» Ex-champion d'Europe de boxe américaine, son adversaire, le Strasbourgeois David Radeff, devrait opposer une résistance digne de ce nom. Les puristes de toute une commune en salivent déjà... Aurélien PAILLART

Entrée : 5 euros.

Pesée des boxeurs professionnels demain, à 12h, au café de La Poste, place Joseph-Leprêtre à Grand-Fort-Philippe

article du journal nord littoral

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